Un jour, une réalisation : Cité Meissonnier à Saint-Denis

Posté le 11/09/2015, dans Actualités, Références
Histoire & Patrimoine - Saint-Denis - Investissement immobilier

La mission fondamentale d’Histoire & Patrimoine à travers ses réalisations est de préserver l’identité des centres-villes anciens, de leur redonner vie en réhabilitant et modernisant des bâtiments anciens ayant subi les outrages du temps ou encore laissés à l’abandon.

Bertrand Monchecourt, architecte du patrimoine, et architecte du projet de la Cité Meissonnier à Saint-Denis, nous donne sa vision de cette réhabilitation modèle.

 

L’histoire est un point commun dans toutes nos réalisations, quelle est celle de ce bâtiment ?

En 1854, Charles Meissonnier construit une usine de colorant naturel en utilisant la racine de la garance pour obtenir le « rouge garance ». Patron très social, il crée un dispensaire, une maison de retraite et une ferme. Avec l’arrivée des colorants chimiques dans les années 1920, l’usine devient une cité ouvrière ; les deux bâtiments industriels qui se font face « façon coron » se transforment alors en logements ouvriers.

Dans les années 80, la construction de l’autoroute A86 oblige la démolition du dispensaire et de la maison de retraite, réduisant le domaine Meissonnier à ces deux corps de bâtiments en brique avec un vaste terrain au milieu. Au fil du temps, l’État et la ville de Saint-Denis deviennent les propriétaires de cette parcelle.

Ce lieu qui avait souffert des bombardements et du manque d’entretien, avait un fort potentiel par sa structure et sa situation géographique aux portes de Paris. On imaginait assez facilement ce que l’on pouvait en faire.

 

Comment avez-vous procédé pour la réhabilitation ?

Nous avons maintenu la disposition et les plans afin de conserver l’esprit des lieux en améliorant toutefois le confort de chaque maisonnette. Deux maisons jumelées et une maison de gardien ont été construites.

Cette réhabilitation témoignage de l’histoire industrielle de la ville de Saint-Denis et a été l’occasion d’augmenter le nombre de logements. Et pour le confort final des locataires, un parking a été aménagé sous le jardin central.

 

Une petite anecdote autour de ce projet ?

Oui, une histoire très touchante. Une locataire née sur le site a été déplacée le temps des travaux et relogée au final, dans un des appartements de la maison du contremaître située à l’entrée du domaine. « Enfant, j’ai le souvenir de cette belle maison du contremaître devant laquelle je passais chaque jour. Si j’avais seulement imaginé y habiter un jour ! »

 

Le mot de la fin ?

Un des plaisirs de mon métier est de redonner vie à des lieux. En retournant un dimanche matin à la Cité Meissonnier, j’y ai vu des enfants jouer en pyjamas dans le jardin ! J’imaginais les parents confiants faire la grasse matinée. C’est une conclusion très agréable de vérifier que l’imagination d’un projet devient réalité.